Dark Light

Après François Mitterrand et ses lettres d’Amour à Anne Pingeot qu’il avait tant souhaitées secrètes la tendance est à la correspondance confessionnelle et au renouveau.

Cette semaine nous a montré à quel point le besoin de faire acte de contrition est primordial voir incontournable pour le salut politique.

François Hollande écrit une lettre de pardon aux magistrats, “je regrette profondément ce qui a été ressenti comme une blessure”. Un autre courrier, si l’on se réfère à cet élan de recherche miséricordieuse, devrait très bientôt parvenir aux footballeurs de l’équipe de France.

Dans une autre correspondance moins compassionnelle mais cependant enflammée, Nicolas Sarkozy exprime son amour de la Guyane, sa faune, sa flore et ses moustiques. Un passage retient toute notre attention. Celui dans lequel il nous explique finalement que les africains sont bel et bien rentrés, un jour, dans l’Histoire.

Après le français de souche, Alain FIinkielkraut entend dans une longue missive défendre l’équipe de France qui est aujourd’hui “black-black-black”, le cosmopolitisme, fais l’apologie de l’immigration et du métissage généralisé.

Eric Zemmour est probablement en train de parachever un papier pour nous exprimer son choix de rebaptiser ses enfants d’un prénom musulman en réponse à sa clairvoyante dévotion djihadiste.

Mitterand avait raison tout est possible, il faut simplement “laisser le temps au temps”.

La sagesse proverbiale de chez nous dit ceci: ” Padon pa ka géri bòs”. Une manière de dire qu’on peut tout excuser, sauf l’inexcusable. Inutiles sueurs que celles du bourreau en confesse. Le péché de l’occidental lambda n’est pas de fermer le porte de l’histoire au reste de l’humanité ni sa vertu de la lui ouvrir. L’inexcusable est de croire que c’est toujours lui qui en détient la clef.

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