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PAIE (Prévention, Action, Insertion et Education) 2002 représente « 435 jeunes, 8 CDI et 6 postes d’encadrement au sein de la structure ».

Le pari était de taille : il s’agissait de réconcilier un public désocialisé, déscolarisé, souvent en marge de la société, de l’activité et de l’emploi. En somme, « d’offrir une nouvelle chance » à des femmes et à des hommes que les affres de la vie n’avaient pas épargnés.

Un pari réussi !

Valorisation du littoral, fleurissement des giratoires, préservation de l’environnement, pépinières, sensibilisation à l’économie circulaire…

Une structure en harmonie avec son époque : l’évolution du public allant de pair avec l’évolution de la structure qui, désormais, propose des formations et dispense des certificats.

20 ans après, PAIE 2002 existe toujours !

Une preuve tangible de la force des valeurs et de la solidité des fondements de cette structure qui symbolise l’engagement de la politique de la ville en faveur du développement humain.

J’ai une vive pensée, émue, pour tous ceux qui ont contribué à cette belle aventure, et particulièrement pour Ary Chalus, Hélène Polifonte qui était alors maire adjointe en charge de la politique de la ville, Magguy Étienne, Thierry Bapaume, et l’ensemble des élus et techniciens de la ville.

Il faut saluer l’engagement de la première présidente Mirette Belladin, celui du grand argentier Gérard Tacita, ainsi que celui de la doyenne Miranette Plumain.

Une pensée sincère et profonde pour Maurice Gelu qui nous a quittés. Ses conseils et son accompagnement resteront gravés dans nos mémoires.

Félicitations à toute l’équipe, et singulièrement à Éric Pigeonneau ainsi qu’à Christophe Kaakil, dont le destin est lié à celui de la structure. Ce directeur a su, dès le début, fixer le cap de l’entraide et de l’égalité des chances.

Des actions concrètes, faut-il le rappeler, qui tournaient autour du nettoyage et de la valorisation du littoral ; les actions de sensibilisation autour de la protection de l’environnement, du jardin créole, le fleurissement, l’économie circulaire. Bref, tout ce qui constitue aujourd’hui le fondement du discours politique concret et rationnel y était déjà.

On peut donc parler d’un bilan positif pour PAIE 2002 dont on ne peut que se réjouir. Peut-on en dire autant des structures qui visaient les mêmes objectifs ? Hélas non !  

Le constat est d’autant plus affligeant qu’il existe un véritable potentiel de création d’emplois. L’insertion par l’activité souffre encore d’une image peu valorisante. Misons sur la nouvelle Chambre Régionale de l’Économie Sociale et Solidaire (CRESS) pour redorer le blason de ce secteur prometteur, car une action politique ne consiste pas seulement à bâtir des murs. Il faut viser sans cesse plus loin en ambitionnant de donner à l’humain toutes ses dimensions.

Forte de son expertise d’une vingtaine d’années dans la promotion du lien social, de la protection de notre biodiversité et de l’économie circulaire, l’entreprise d’insertion sera une source d’inspiration et un maillon essentiel dans la construction de ce monde en profonde mutation que l’on doit réussir pour faire face au défi du réchauffement climatique.

Enfin, il faut saluer la symbolique de la présence de PAIE 2002 au sein de la Technopole du Morne Bernard (entre la future école d’ingénieurs et le siège d’EDF). Perçue, à tort, comme un projet élitiste, elle s’intègre parfaitement dans son environnement et confère au projet une dimension sociale et inclusive.

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Elle a été utile hier pour lutter contre les déviances et prévenir la délinquance, elle doit s’inscrire dans l’avenir pour réussir les nouvelles transitions écologiques et énergétiques.

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